| Milieu et
Contexte
La prospérité d’une
économie repose sur sa productivité. Celle–ci dépend
notamment des compétences de la main–d’oeuvre ou du capital
humain. Le capital humain peut avoir un effet direct sur la productivité
– augmenter la productivité du travail – ou indirect
– stimuler l’innovation et l’investissement.
Les compétences de la main–d’œuvre aident un pays
à déterminer les types d’emplois et d’industries
que peut soutenir l’économie. Dans l’économie
mondiale, les pays ont tendance à se spécialiser dans des
secteurs où ils détiennent un avantage comparatif. Pour les
pays industrialisés, cet avantage comparatif repose surtout sur les
biens et services axés sur le savoir. Pour connaître la prospérité
et le succès, un pays doit d’abord se tailler une place dans
le secteur de ces biens et services en développant une main–d’oeuvre
qualifiée.
Les pays et leurs gouvernements doivent s’assurer
que les marchés du travail fonctionnent bien, en jumelant efficacement
les chercheurs d’emploi et les employeurs qui essaient de satisfaire
leurs besoins en ressources humaines. Ce jumelage doit également
répondre aux besoins et aux aspirations des employés et permettre
aux employeurs de combler leurs besoins en ressources et fonctionner efficacement
dans un environnement complexe et concurrentiel, pavant ainsi la voie à
la prospérité économique. La disponibilité de
renseignements opportuns et fiables sur le marché du travail facilite
et oriente ce processus de diverses manières.
- En partenariat avec des associations industrielles, des syndicats,
des conseils sectoriels et des organismes de développement régional,
les entreprises cherchent à développer
une main-d’œuvre qualifiée afin de profiter des nouvelles
technologies et des techniques de production. Elles travaillent également
de concert pour adapter leurs stratégies de production afin d’élargir
le bassin de travailleurs qualifiés. Si elles ne réussissent
pas à s’ajuster ou s’il y a une pénurie de
compétences au sein de l’économie, elles risquent
de ne plus être à la hauteur de la concurrence exercée
par les marchés à faible valeur ajoutée –
plaçant ainsi l’économie dans un cercle vicieux d’une
main–d’œuvre peu qualifiée et à faible revenu.
Tous ces intervenants conjuguent donc leurs efforts pour éviter
ces risques et, de concert avec les gouvernements, s’efforcent
de répondre aux besoins de leurs industries et de leurs circonscriptions.
L’accès, l’utilisation et l’échange de
renseignements sur le marché du travail leur permettent de jouer
un rôle dans ce processus, notamment en ce qui concerne les stratégies,
les orientations, les décisions, les plans d’action.
- Les employeurs doivent adopter des politiques efficaces
en matière de ressources humaines afin d’être concurrentiels
et suivre l’évolution des conditions du marché du
travail et des nouvelles technologies. Ils doivent également :
- connaître les conditions du marché du travail qui
les empêchent d’embaucher des employés possédant
les compétences, les connaissances et les aptitudes requises,
- déterminer les besoins en matière de formation
ainsi que les mécanismes qui leur permettraient d’y
répondre,
- participer activement à la planification de la relève.
Tous ces éléments sont le fait d’employeurs bien
informés quant à l’évolution du marché
du travail dans lequel ils exercent leurs activités.
- En plus des entreprises et des employeurs, les universités,
les collèges communautaires, les CEGEPS et les collèges
professionnels privés ont besoin d’obtenir de l’information
sur le marché du travail afin de prendre des décisions
éclairées et adaptées en ce qui concerne l’élaboration
de leurs programmes et les cours offerts. Leurs décisions favorisent
la création du futur bassin de compétences et de connaissances
disponibles.
- Les individus font des choix de carrière et
entreprennent des études et une formation qui détermineront
leur vie professionnelle et leur qualité de vie pendant de nombreuses
années. Au cours de leur vie active, ils doivent s’adapter
à un milieu de travail en évolution en enrichissant leurs
compétences, leurs connaissances et leurs aptitudes et en cherchant
de nouvelles possibilités de carrière. La recherche indique
que plus ils sont qualifiés, plus les travailleurs auront de chances
de se trouver un emploi et de toucher un meilleur salaire. L’incidence
des compétences sur le salaire et les possibilités d’emploi
a tendance à être plus forte au fur et à mesure que
s’intensifient la concurrence internationale et les changements
technologiques et que les pays développés se spécialisent
dans les secteurs du savoir nécessitant un capital humain de haut
niveau. Tout au long de ces transitions de vie, l’accès
aux questions relatives à l’information sur le marché
du travail – en aidant les travailleurs à comprendre la
conjoncture, en les informant et en orientant leurs décisions
en ce qui a trait à l’acquisition des compétences,
leur formation, leur choix de carrière et leur recherche d’emploi.
L’absence d’information risque toutefois de
restreindre les avantages quant à au bon fonctionnement
du marché du travail, et d’une main-d’œuvre qualifiée.
En l’absence de renseignements opportuns et fiables sur le marché
du travail, il est difficile pour les travailleurs et les entreprises d’évaluer
correctement les avantages du développement des compétences
et de l’apprentissage et, par conséquent, de prendre les décisions
les plus susceptibles de les aider à atteindre leur objectif consistant
à contribuer le plus efficacement possible à la croissance
de la productivité.
Voilà pourquoi la production et la diffusion de renseignements exacts
et opportuns sur les professions et le marché du travail constituent
un objectif important de la politique gouvernementale. Pour atteindre cet
objectif, il est nécessaire de miser sur les avantages que ces renseignements
apportent en termes de prospérité économique, de développement
des compétences en milieu de travail, d’efficacité du
marché du travail et de bien–être social des citoyens.
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